Égypte : les Frères musulmans s’allient aux djihadistes et versent dans le terrorisme
Comme nous l’avions souvent démontré, les islamistes Tunisiens et Libyens font les frais de l’échec politique des Frères musulmans en Égypte. Or, ces derniers versent de plus en plus dans le terrorisme, condamnent définitivement la mouvance sur l’ensemble de la région et embarrassent leurs alliés ou soutiens qui avaient plaidé leur cause en Occident.
La série d’attentats qui a frappé le Caire ce vendredi était prévisible. Les autorités égyptiennes craignaient des attentats islamistes à l’approche du troisième anniversaire de la révolution du 25 janvier.
Les Frères musulmans se sont en effet alliés aux djihadistes palestiniens de Beit Al-Maqdes et du Hamas. Mohamed Morsi avait fait libérer des centaines de terroristes, ses anciens collègues de prison, et compter sur leur soutien pour renforcer ses positions face à l’armée égyptienne. Les terroristes se sont installés dans le Sinaï et ont multiplié les actions violentes avant même le renversement de Morsi. Tout le monde se souvient de l’attaque meurtrière de l’été 2012 qui a permis à Morsi de remplacer les commandants de l’armée (Tantaoui et Annane).
L’hégémonie des Frères musulmans sur la société et les institutions ont alerté les Égyptiens qui ont mené leur deuxième révolution et imposé leur choix, obligeant le général Abdelfattah al-Sissi à réagir et à cautionner le renversement de Morsi.
Depuis, les Frères musulmans ont dévoilé leur véritable visage et versé dans le terrorisme de masse. Le général Abdelfattah al-Sissi, ministre de la Défense et homme fort du pays, et Adli Mansour, le président par intérim, ont affirmé cette semaine que l’Égypte vaincra le terrorisme comme elle l’avait vaincu dans les années 1990. Reste aux islamistes libyens et tunisiens notamment à tirer les enseignements qui s’imposent et à éviter la violence. Les djihadistes importés et exploités en Syrie par le régime contre la révolution ont déjà réussi à coaliser les Syriens contre eux. Les dictateurs, qu’ils soient laïcs ou islamistes, ne peuvent changer ni l’Histoire ni la volonté populaire et son aspiration à la liberté.

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