Le Hezbollah se retirerait de Syrie, si les Arabes y cessent la guerre
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé dimanche les forces politiques arabes à cesser la guerre en Syrie, s’engageant que si on laisse ce pays tranquille, le Hezbollah va également s’en retirer.
"Si vous ne voulez pas que la région plonge dans le chaos pour des décennies, arrêtez la guerre en Syrie", a déclaré le chef du Hezbollah s'adressant à toutes les forces politiques du monde arabe.
"Retirez vos représentants de Syrie, permettez aux Syriens de régler eux-mêmes le conflit (…). Evidemment, si ceci est fait, nous ne resterons pas dans le pays", a-t-il ajouté, soulignant que son mouvement ne permettrait jamais aux islamistes de prendre le pouvoir en Syrie, rapporte Ria Novosti.
"Les nouvelles données sur le plan régional et international montrent que les pays qui ont financé et soutenu les combattants étrangers en Syrie commencent à afficher leurs craintes face à la victoire de ces groupes armés en Syrie et aux répercussions sécuritaires dangereuses du retour de ces combattants.
Les services de renseignements arabes et occidentaux se réunissent en permanence pour savoir comment agir face aux dangers de ces groupes. Certains pays comme la Tunisie ont récemment décrété des lois contre tout citoyen qui aille combattre en Syrie.
Pourquoi? Parce que ceux qui sont rentrés en Tunisie ont commis des attentats et des assassinats dans le pays", a dit Hassan Nasrallah, selon le site d’al-Manar. .
"L'Arabie Saoudite a pris des mesures récentes à travers une propagande contre les cheikhs saoudiens qui incitent les jeunes saoudiens à aller combattre en Syrie. De plus, une mesure judiciaire a été prise d'emprisonner les civils ou les militaires pendant une trentaine d'années contre ceux qui aillent combattre en Syrie. Les ambassades saoudiennes ont incité les jeunes saoudiens en Syrie à régulariser leur situation en vue de retourner au bercail.
Pourquoi tous ces pays arabes et occidentaux ont le droit de craindre la présence de leurs ressortissants en Syrie, alors que nous, voisins de la Syrie, n'avons pas le droit d'avoir des craintes et de prendre des mesures préventives face à cette menace, s’est-il interrogé. La politique du gouvernement libanais appelait simplement à rester neutre. Pourtant, des Libanais vivant dans les régions frontalières ont été expulsés de leurs terres, massacrés et leurs femmes violées. Comment agir donc pour protéger 30 mille Libanais habitant à Qousseir ?", s’est-il demandé.
"Lorsque certains Libanais ont menacé de fermer les routes de la Békaa, sur quoi s'étaient-ils basés? Ils s'attendaient au soutien des groupes armés en Syrie qui viendraient bloquer les accès à la Békaa et occuper la région. Le gouvernement en est-il au courant? Quelle aurait été sa réaction? On est en train d'éloigner le poison que vous croyez être du cocktail", a souligné Nasrallah, indiquant que des centaines de milliers de par le monde arabo-islamique ont été victimes de ces groupes prônant le takfir (accusation d’apostasie).

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